Accessibilité

Qu’est-ce que l’accessibilité d’un milieu de vie, quelles sont les personnes concernées par ce concept, quelles sont les normes architecturales en la matière ?

 

Qu’est-ce que l’accessibilité d’un lieu de vie ?

Le cœur du principe de l’accessibilité est de supprimer un handicap par le milieu construit ou l’environnement c’est à dire rendre un endroit accessible à tous. Le rôle de l’architecte d’intérieur est de bâtir un lieu rendant « valide l’invalide » selon André Maurois.

 

Qui est concerné par l’accessibilité ?

L’accessibilité est l’affaire de tous. En effet, un handicap de mobilité ou de perception apparaît lorsque l’adéquation entre la personne et l’aménagement des espaces n’existe pas : Une personne handicapée dans un aménagement accessible est une personne valide et une personne valide dans un aménagement non accessible est une personne handicapée.

Toutefois, les personnes majoritairement concernées par la question de l’accessibilité du milieu de vie sont celles présentant un dysfonctionnement de sens (personnes malvoyantes, sourdes), mental, physique et les personnes âgées ou très jeunes. On recense aujourd’hui près de 12 millions de Français concernés par la question du handicap.

C’est à l’architecte d’intérieur de mettre en œuvre des moyens esthétiques et techniques afin d’adapter leur lieu de vie.

 

Comment l’architecte d’intérieur doit rendre un milieu de vie accessible ?

 

Le lieu de vie renvoie à deux types d’endroit : L’habitat et les établissements publics.

 

L’habitat

L’architecte d’intérieur pour adapter un logement va rendre les circulations et pièces accessibles aux personnes en situation de handicap. Cette adaptation peut s’effectuer à la construction, lorsqu’il existe une demande d’occupation par une personne âgée ou par une personne handicapée, ou lorsqu’il existe une volonté d’améliorer la qualité du logement habituel pour tout le monde. Il va devoir prendre en compte plusieurs éléments tels que les caractéristiques particulières aux circulations, aux portes et aux pièces comme la salle d’eau, les toilettes, la chambre et la cuisine.

La question est plus délicate lorsqu’il s’agit d’un immeuble d’habitation où par principe, même si aucun logement n’est habité par une personne en situation de handicap, il est essentiel que les parties communes soient accessibles à tous. Cela car une personne en visite dans l’immeuble doit pouvoir se déplacer en fauteuil roulant, prendre des repères visuels si elle est aveugle, compenser visuellement quand elle est sourde ou comprendre l’organisation des espaces qu’elle parcourt si elle a une déficience mentale ou physique.

 

Les établissements publics

La question de l’accessibilité des établissement recevant du public (ERP) a pris de l’ampleur après l’insuffisance de la loi de 2005. On a voulu mettre en avant l’importance d’une telle question par un décret d’application publié le 6 novembre 2014 créant l’Agenda d’Accessibilité Programmée (Ad’Ap). En 2015, le but recherché fut concrétisé par une loi qui rend aujourd’hui obligatoire l’accessibilité des ERP qu’il s’agisse de lieux de travail, de places publiques ou encore de transports en commun.

 

L’architecte d’intérieur doit s’inspirer de principes d’application tels que les clous podotactiles, mains courantes ou encore de rampes dans ses projets aménagement afin de faciliter l’accès à tout public.

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